Sunday, September 11, 2011

Le facteur n'est pas passé


Il ne passera jamais.
Lundi, Mardi...
Les jours filent.
Hormis ma famille et disons très peu d'amis, je n'ai plus beaucoup de nouvelles de Paris.
Je me rends compte qu'à part une poignée de gens qui m'est très chère je ne contacte plus grand monde non plus. Pourquoi?

1- Mon rythme effréné Réveil,métro,boulot,musée,resto,bar,ciné,soirée,théâtre,sport,photo,danse,expo,lire,écrire,dodo,réveil...
Je crois que c'est fatal, je suis devenue hyperactive. Enfin, rien de grave là-dedans, au contraire.

2- La distance: c'est comme quand on porte des lunettes pour la première fois.
Ça nous embête un peu, on ne sait pas trop si on va s'y faire. Et en fait c'est génial, on voit. Tout. C'est comme lorsque ça ne va pas trop et que les gens vous disent "mais prend du recul". Et bien voilà, application à la lettre, à 6000 km, j'y vois. Bien plus clair.

3- Étonnant venant de moi mais je n'allais pas bien du tout ces jours-ci.
Sincèrement, quelque chose qui ne m'était jamais vraiment arrivée et que je parvenais difficilement à comprendre chez les autres: "La dépression, pouah moi jamais, t'es fou ou quoi, la vie est trop courte pour perdre son temps à broyer du noir, don't worry, be happy!". Malgré mes supers crédos, je crois bien que cette foutue déprime s'est emparée de moi. Une espèce de boule au ventre en permanence, un dégoût de tout, une indigestion à la vie, une envie de se calfeutrer, de se réfugier dans le jupon de maman, pas là...
Un cercle vicieux cette merde, jamais plus, j'espère. Ça n'aura duré que quelques semaines, ouf, sans raisons particulières en plus. Je plains tous ces gens déprimés à vie, ceux qu'on retrouve en cure, ceux qui pètent un câble, ceux qui se plaignent tout le temps.  Je comprends, il y a de quoi mais bon et alors? Oui, la vie est pourrie parfois, oui on n'a jamais tout ce qu'on veut, ça se passe rarement comme on voudrait, oui c'est dur d'avancer, de se décider, d'affronter la réalité. Et alors? C'est comme ça, à chacun d'entre nous de rendre la vie un peu plus jolie. Moi, je souris tout le temps, parait-il, et bien tant mieux la vie me le rend bien. Et comme l'a dit André Gide: "Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions". Ca peut paraître cliché mais en réalité, bien sûr que si il y a des problèmes. Et c'est là que la suite bien moins connue est fort intéressante : "L'esprit de l'homme invente ensuite le problème. Il voit des problèmes partout."

Ce matin, 11 septembre, un soleil radieux illuminait New York.
Là, d'un coup il fait gris.
Mais on s'en fout, dans 2 heures, cet aprem ou demain il refera beau c'est certain.
Prenons-en de la graine.
Comme cette ville, quelque soit l'échelle des évènements on a tous connu des malheurs.
Aujourd'hui, aussi profonde fut sa blessure, elle se reconstruit plus optimiste que jamais.
Rien n'est insurmontable.
Tout est possible et c'est ça qui fait le charme de la vie.
Alors simplement, merci Maman. Et Papa!

3 comments:

  1. Hey Archenette! C'est vrai que je ne te donne pas trop de news et c'est pas bien mais sache que j'ai souvent une petite pensée pour toi! Je te fais plein de bisous! On se voit dans un mois et demi pour faire une séance de rattrapage de news!

    Bisouuuuuuuus

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  2. Yeah je sais que nous les gens sympas c'est pour la vie :) bisous !

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  3. hibou chou genou caillou roudoudouSeptember 14, 2011 at 7:19 AM

    Moi je vote pour vous archou hibou genou caillou

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